European Review of Private Law

Volume 24 (2016)

Volume 24 (2016) / Issue 2

Esther Arroyo I Amayuelas, Esther Farnós Amorós, 'Kinship Bonds and Emotional Ties: Lack of a Family Relationship as Ground for Disinheritance' (2016) 24 European Review of Private Law, Issue 2, pp. 203–222

Abstract

Abstract: A topical issue in the context of the general debate about the need to retain or abolish forced share in Spain is the question of whether to broaden the range of grounds for excluding a forced heir from his or her share of the estate. There is particular debate surrounding the appropriateness of adding estrangement or the lack of a family relationship to the list of grounds, with the aim of increasing testamentary freedom. Some countries have a tendency to allow ties of affection to prevail over purely family or kinship ties in this matter, but sometimes at the cost of legal certainty and – since such a vague ground is not necessarily more respectful with freedom of testation – despite the risk that the courts may not always achieve the justice sought by a testator who wishes to disinherit a forced heir that shows no affection for her. This paper considers the different approaches to this topic between different legal systems. The Catalan and the German ones just represent extreme examples of radical different tendencies. In Spain, recent case law has provided new arguments for thinking about what the law says, how the courts interpret, and, finally, what the society expects.

Resumée: Faut-il étendre les causes qui permettent d’exclure un héritier réservataire de sa part dans le patrimoine? Telle est une des questions brûlantes qui agitent le débat sur le maintien ou l’abolition de la réserve héréditaire en Espagne. Le débat porte en particulier sur le point de savoir s’il est opportun d’ajouter aux causes d’exclusion, la séparation ou l’absence de relations familiales, dans le but d’accroitre la liberté testamentaire. Certains pays ont tendance à faire prévaloir les liens affectifs sur les liens de famille ou de parenté, parfois au détriment de la sécurité juridique. Le caractère vague d’un tel motif ne respecte pas nécessairement la liberté de tester, parce qu’il n’est pas sûr que les tribunaux y parviendraient à l’objectif de justice recherché par le testateur qui souhaite déshériter un héritier réservataire lorsqu’il ne montre pas de proximité affective avec lui. Cet article met en évidence les différentes approches de cette question par différents systèmes juridiques. Le système catalan et le système allemand donnent par exemple des réponses radicalement différentes. En Espagne, la jurisprudence récente a fourni de nouveaux arguments pour réfléchir à ce que dit la loi, ce que les tribunaux donnent comme interprétation et, enfin, ce que la société attend.  

Copyright © 2016 Kluwer Law International
All rights reserved

ISSN: 0928-9801
ID: ERPL2016014