European Review of Private Law

Volume 20 (2012)

Volume 20 (2012) / Issue 1

Tetsuo Morishita, 'Japanese Report' (2012) 20 European Review of Private Law, Issue 1, pp. 139–151

Abstract

Abstract: Compared to European countries, the fragmentation of law is not so material and has not caused serious problems in Japan, because Japan does not belong to a regional framework such as the European Union and Japanese law clearly stipulates the priorities between different norms in Japanese legal practice. On the other hand, in academic, there have been researches on the fragmentation of international norms, such as the applicability of non-state norms and the importance of soft laws. Japanese government considered it necessary to strengthen the proficiency of judicial professionals in dealing with transnational cases. I agree. However, the education at law schools has put too much stress on Japanese basic laws and has failed to strengthen the proficiency of young Japanese lawyers. In relation to the Japanese court practice, some academics point out that judges tend to avoid application of foreign laws because the application of Japanese law makes the handling of the case easier. In my view, it should be considered to set up a special branch of a special department of the Japanese court which deals with cases with cross-border elements and could hear cases in English if necessary.

Résumé: Par rapport aux pays européens, la fragmentation du droit n'est pas aussi marquée au Japon et n'y a pas créé de problèmes graves car ce pays n'appartient pas à un cadre régional, comme cela peut être le cas pour l'Union européenne. En outre, la loi japonaise stipule clairement les priorités qui s'appliquent entre les différentes normes de la pratique juridique. D'autre part, dans les milieux universitaires, des recherchesont été menées sur la fragmentation des normes internationales, telles que l'applicabilité des normes non-étatiques et l'importance des lois douces. Le gouvernement japonais a jugé nécessaire de renforcer les compétences des professionnels de justice pour traiter les affaires transnationales. Je suis d'accord. Toutefois, l'enseignement dans les écoles de droit a trop insisté sur les lois japonaises fondamentales et n'a pas réussi à renforcer les compétences des jeunes avocats japonais. En ce qui concerne la pratique judiciaire du pays, certains universitaires soulignent que les juges ont tendance à éviter l'application des lois étrangères car la loi japonaise facilite le traitement de l'affaire. À mon avis, il faudrait envisager de mettre en place une division spéciale du tribunal japonais, qui traite des affaires contenant des éléments internationales et qui pourrait traiter les affaires en anglais si nécessaire.

 

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ISSN: 0928-9801
ID: ERPL2012007